Pour les professionnels du médico-social : L’analyse de pratiques

analyse de pratiques

Pour que l’action sociale puisse opérer, « il convient que la relation soit le plus possible désencombrée de toute velléité de maîtrise, de tout fantasme de transformation, de changement, de tout affect de pitié ou de charité, de tout penchant à vouloir faire le bien de l’autre » (Joseph Rouzel).

A QUI S’ADRESSE L’ANALYSE DE PRATIQUES?

L’analyse de pratiques professionnelles (aussi appelée supervision) permet de mieux comprendre ce qui est en jeu lors de l’accompagnement d’un usager/patient/enfant/ personne âgée…

Elle s’adresse aux professionnels du médico-social  (ES, AMP, ME, MA, Auxiliaires de vie, Assistantes maternelles, Aides-soignants, CESF…) et peut prendre deux formes :

  • En individuel,
  • En groupe, au sein des institutions : ESAT, IMPro, services hospitaliers, chantiers d’insertion, associations, RAM, EHPAD…

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QU’EST-CE QUE L’ANALYSE DE PRATIQUES?

Certains n’ont de cesse de nous rappeler que l’on ne doit pas « travailler avec l’affect » dans l’accompagnement médico-social ; et pourtant, certaines représentations, certains affects nous traversent et orientent la manière dont on accompagne l’autre. On parle alors de « contre-transfert » (ou « contre-transfert institutionnel », lorsqu’il s’agit d’un groupe). Il est nécessaire de le prendre en compte pour réfléchir à notre positionnement professionnel.

Cette notion de contre-transfert nous éclaire sur :

  • La problématique inconsciente de l’autre : là où il nous emmène !
  • Notre propre problématique : là où l’on se laisse emmener (souvent malgré nous) !

Une fois ces affects et idées mis en mots et « pensés », il est possible de mieux réfléchir au rôle de l’institution, à la manière dont on occupe notre fonction au sein de celle-ci. Il s’agit alors de repenser le cadre de l’accompagnement, découvrir ce qui n’était pas opérant dans celui-ci, et trouver des solutions concrètes pour l’adapter à l’usager. L’élaboration de la « solution » doit être collective. Il s’agit de rester au plus près des questions de terrain ! 

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Certaines valeurs essentielles sous-tendent les séances :

Le respect de la parole de l’autre, la bienveillance et la confidentialité. Chacun doit pouvoir s’exprimer en toute confiance !

Des questions institutionnelles peuvent parfois surgir mais attention : il ne s’agit ni d’une régulation d’équipe ni d’un lieu de médiation avec la direction.

Ouvrage de référence : La supervision d’équipe en travail social, Joseph Rouzel